Vaginisme : Comment j’ai guéri de ce trouble sexuel encore méconnu ?

J’ai souffert de vaginisme, et j’ai réussi à en guérir 😊

“Pourquoi ça ne passe pas?”

“Pourquoi mon corps se braque autant?”

“Pourquoi ça fait aussi mal?”

“Pourquoi la pénétration me fait aussi peur?”

Ce sont des questions qu’on peut se poser lorsqu’on souffre de ce qu’on appelle, le vaginisme.

Ce que vous trouverez dans cette article

Le vaginisme, qu’est-ce que c’est?

Si tu n’en as jamais entendu parler sache que le vaginisme est un trouble sexuel qui se caractérise par la contraction involontaire des muscles du périnée (muscles entourant le vagin) rendant la pénétration douloureuse voire impossible.

Le vagin est entouré de muscles qui sont censés se décontracter au moment de la pénétration lors des rapports ou lors de l’insertion d’un objet (tampon, spéculum, sextoy etc…) Dans le cas du vaginisme, c’est l’inverse qui se produit. Les muscles censés se décontracter se contractent de manière réflexe provoquant de vives douleurs au moment de la pénétration, voire l’impossibilité d’avoir des rapports sexuels avec pénétration.

J’ai souffert de vaginisme pendant presque 1 an. C’était en 2019 et je ne savais pas qu’un tel trouble pouvait exister.

 Aujourd’hui je suis guérie et il me semble plus que logique de partager mon parcours de guérison afin d’aider les personnes souffrant de vaginisme à prendre conscience qu’elles ne sont pas seules et que le vaginisme se guérit bien.

Je te laisse sans trop tarder découvrir mon témoignage de guérison.

Monica

La découverte de mon vaginisme

J’ai découvert que je souffrais d’un vaginisme primaire à la suite de longs mois de rapports extrêmement douloureux. Après avoir effectué quelques recherches sur Internet, je suis tombée sur le terme “vaginisme” qui correspondait exactement à ce que je vivais.

Il existe plusieurs types de vaginisme en fonction de la période d’apparition et de l’intensité de ce trouble.

Pour ce qui est du moment d’apparition, il existe deux formes de vaginisme :

  • Le vaginisme primaire qui est la forme de vaginisme qui apparaît au tout début de la vie sexuelle 
  • Le vaginisme secondaire qui est la forme de vaginisme qui apparaît après une période durant laquelle la sexualité était satisfaisante

Pour ma part, c’était un vaginisme primaire car le blocage et les douleurs sont apparus dès mon tout premier rapport sexuel. Ma première fois était extrêmement traumatisante car j’avais ressenti des douleurs atroces. À ce moment-là je ne m’étais pas inquiétée plus que ça et j’avais mis ça sur le compte des « premiers rapports ».

Pendant les rapports, les douleurs étaient toujours accompagnées de crispations de mon vagin. C’était comme si mon vagin se verrouillait à chaque fois que le pénis de mon (ex) copain tentait de s’y insérer. Ce blocage ne se manifestait pas uniquement durant les rapports sexuels. Mon vaginisme était également total : j’étais incapable d’insérer quoi que ce soit dans mon vagin (tampon, doigt, ovule, spéculum, écouvillon).

Il existe également deux formes de vaginisme qui dépendent cette fois-ci de l’intensité :

  • Le vaginisme total ou global qui se manifeste lorsqu’il est impossible d’insérer quoi que ce soit dans son vagin (tampon, doigt, spéculum, sextoy, cup menstruelle) et d’avoir des pénétrations lors des rapports sexuels.
  • Le vaginisme partiel ou situationnel qui se manifeste lorsque le périnée se contracte dans certaines situations (par exemple l’insertion d’un spéculum) et pas dans d’autres (lors d’un rapport sexuel par exemple)

Les éléments déclencheurs de mon vaginisme

Le vaginisme est un trouble sexuel qui est multifactoriel : les cause peuvent être multiples.

 

Les causes les plus courantes de vaginisme sont :

☞ Une méconnaissance du corps : cette méconnaissance se traduit généralement par une impression d’avoir un vagin “trop petit” pour accueillir quoi que ce soit.

 

☞ Une éducation sexuelle taboue : Grandir dans une famille au sein de laquelle le sexe est un sujet tabou voire interdit peut créer une image négative de la sexualité et par la suite engendrer des blocages sur le plan sexuel.

 

☞ Les traumatismes sexuels : Les viols, agressions sexuelles, les mutilations génitales et les violences gynécologiques et obstétricales constituent de réels traumatismes qui peuvent engendrer une peur phobique de la pénétration et/ou de l’intimité.

 

☞ Une peur de la pénétration : Cette peur peut se traduire par une peur d’avoir mal, une peur de saigner, une peur de tomber enceinte ou d’attraper des IST…

☞ Un accouchement difficile et/ou traumatisant : Un accouchement peut laisser des séquelles autant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Il n’est pas rare que certaines personnes ressentent des douleurs pendant les rapports qui suivent l’accouchement. Cela peut alors créer un vaginisme secondaire.

☞ Des causes hormonales : Parmi ces causes figurent la sécheresse vaginale, l’atrophie vaginale et la ménopause. Avec l’âge, le vagin perd de son élasticité ce qui peut provoquer à la longue des douleurs durant les rapports sexuels et créer le vaginisme.

 

☞ Des causes médicales : Parmi celles-ci figurent la vulvodynie, la vestibulodynie, l’endométriose, les infections telles que les mycoses, les vaginoses, vaginites et les IST.

 

Pour ma part, plusieurs éléments ont causé mon vaginisme :

☞ Des abus sexuels vécus dans l’enfance

☞ Une méconnaissance de mon corps

☞ Une première fois traumatisante

 

Durant mon enfance, j’ai été victime d’abus sexuels de la part d’un membre de ma famille. Mes souvenirs sont très vagues mais je sais que j’ai subi des attouchements au niveau de ma zone intime car je me souviens des douleurs  que j’avais ressenti à ce niveau-là. Pendant de longues années, mon cerveau avait totalement occulté cet épisode douloureux de ma vie. Cela a eu pour conséquence un rejet total de ma zone intime.

J’avais conscience d’avoir un vagin mais je n’avais aucune connaissance sur sa taille, sa forme, sa couleur et sa texture. Pour moi, le vagin c’était juste un tube étroit qui laisse passer les règles. En ce qui concerne ma vulve, je ne l’avais jamais observée. La vérité, c’est que j’avais peur de mon sexe.

Tout s’est aggravé lors de ma première fois. Le traumatisme avait refait surface ce jour-là. Ce fut un double choc pour moi car non seulement j’avais pris conscience que j’avais été abusée mais en plus j’allais de nouveau souffrir dans ma vie adulte.

 

Si tu as été victime d’abus sexuel(s) et que tu lis mon témoignage, sache que je te crois, que tu n’es pas seul.e et que tu as le droit de te reconstruire. ❤️

Les symptômes et le(s) ressenti(s) du vaginisme

Le vaginisme est un trouble sexuel à part entière.


Il a des symptômes bien distincts qui sont :

une peur de la pénétration

☞ une contraction involontaire des muscles du périnée

☞ des douleurs intenses au moment de la pénétration (ou de la tentative de pénétration)

 

La peur de la pénétration n’est pas le symptôme dont on prend conscience en premier mais c’est le symptôme qui engendre tous les autres. Pour la personne qui souffre de vaginisme, la pénétration est inconcevable. Elle est source de peur et d’angoisse. Elle peut être perçue comme un réel danger.

Lorsque celle-ci tente d’insérer un objet dans son vagin (tampon, doigt, spéculum) ou d’avoir une pénétration, elle peut se mettre à trembler, pleurer voire crier. Ses jambes peuvent aussi se fermer de manière mécanique. Pour ma part, le simple fait de penser à insérer mon propre doigt à l’intérieur de mon vagin me faisait frissonner de peur. Mon vagin, pour moi c’était comme une cage qui ne devait jamais s’ouvrir.

C’est cette peur de la pénétration qui va engendrer le symptôme caractéristique du vaginisme : la contraction involontaire du périnée.

vaginisme-pénétration

Les muscles du vagin doivent normalement se décontracter au moment de la pénétration (ou lors d’une tentative d’introduction d’un objet).

Pour une personne souffrant de vaginisme, c’est le contraire qui se produit. Les muscles se contractent de manière réflexe, empêchant ainsi la pénétration ou la tentative d’introduction.

L’objet va alors venir se “heurter” aux parois du vagin (comme sur le schéma ci-dessous qui illustre une tentative de pénétration dans le cas du vaginisme.)

Je tiens à préciser que la contraction est totalement involontaire. Certains partenaires peuvent penser que la personne souffrant de vaginisme le fait exprès ou qu’elle fait des “caprices” mais ce n’est pas du tout le cas. C’est une réelle souffrance.

La contraction involontaire du périnée va engendrer le symptôme suivant qui est la douleur.

 

Les douleurs ressenties lorsqu’on souffre de vaginisme sont très intenses. Dans mon cas, j’avais toujours cette impression d’être “déchirée de l’intérieur”. À chaque tentative de pénétration, les douleurs devenaient de plus en plus intenses. C’était un véritable cercle vicieux. Plus je tentais la pénétration, plus la douleur augmentait. 

NB : La douleur n’est jamais normale. N’attend pas que les douleurs disparaissent d’elles-mêmes. Si tu ressens des douleurs pendant les rapports, je t’invite vivement à consulter un.e spécialiste.

Mon diagnostic

Le diagnostic de mon vaginisme avait été posé par une sage-femme libérale spécialisée dans la rééducation périnéale. Lors de notre première séance, celle-ci avait été très à l’écoute et n’a jamais remis en doute mon ressenti. Dans les séances qui ont suivi, elle avait effectué un toucher vaginal et un prélèvement vaginal pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’infection.

NB : Je sais que le gynécologue est le spécialiste vers lequel on peut se tourner lorsqu’il y a des douleurs génitales. Mais tu peux tout à fait consulter une sage-femme libérale qui est tout à fait habilitée à effectuer un suivi gynécologique et traiter ces douleurs. Selon moi, les sages-femmes sont beaucoup plus douces et à l’écoute que certains gynécologues.

Les spécialistes que j’ai consulté pour guérir du vaginisme

Pour guérir du vaginisme, il est important d’avoir une approche pluridisciplinaire : consulter différents spécialistes pour traiter à la fois l’aspect psychologique du vaginisme et l’aspect physique.

Pour ma part j’en avais consulté plusieurs qui m’ont tous aidé à parvenir à la guérison.

J’ai consulté :

  • Un psychologue : J’avais effectué une thérapie chez le psychologue qui m’avait aidé à travailler sur mon traumatisme passé, l’accepter avec bienveillance et changer la vision que j’avais de la sexualité.

  • Un hypnothérapeute : J’avais également effectué une séance d’hypnothérapie pour travailler sur mon traumatisme. La séance était très intense et m’avait permis de ressentir pleinement les émotions que j’avais enfouies en moi (peur, tristesse, impuissance) par rapport au traumatisme et de les accepter pour mieux avancer.

  • Une sage-femme libérale spécialisée dans la rééducation périnéale : Cette sage-femme m’avait permis de mettre un mot sur ma souffrance, de prendre conscience de mon sexe et d’apprendre à le décontracter progressivement et en douceur.

  • Une coach thérapeute spécialisée en guérison du vaginisme : cette coach thérapeute m’avait permis de :

☞ travailler sur mon état d’esprit

☞ apprendre à connaître davantage mon corps et l’aimer

☞ bénéficier d’un accompagnement personnalisé avec une coach ayant elle-même vécu le vaginisme par le passé

☞ Faire des exercices pratiques qui m’ont permis de décontracter progressivement mon périnée

☞ faire partie d’une communauté de personnes bienveillantes ayant aussi souffert de vaginisme.

Elle est la créatrice d’un programme spécialement conçu pour les personnes qui souffrent de vaginisme. Si tu souhaites en savoir plus, je t’invite à cliquer ICI.

 

Vaginisme et protections périodiques

Je sais qu’insérer un tampon peut être extrêmement stressant pour les personnes qui souffrent de vaginisme. Si c’est ton cas, sache qu’il existe des alternatives aux tampons périodiques, telles que les culottes menstruelles. J’ai testé une culotte menstruelle de la marque MÏU dernièrement et je tiens à dire que j’ai a-d-o-r-é !

Je vais te parler des nombreux avantages de la culotte menstruelle Mïu :

  • La culotte est 100% made in France (fabriquée à Lyon)
  • Elle est très confortable (tu n’auras pas du tout l’impression d’avoir une protection menstruelle)
  • Elle est saine pour ton intimité car elle est en coton BIO garantie sans produits toxiques !
  • Tu peux choisir ta culotte en fonction de ton flux car elle possède un système d’insert absorbant amovible qui te permet de doubler l’absorption de cette dernière lorsque ton flux est plus intense et abondant
  • Tu peux la porter de nuit comme de jour (jusqu’à 12 heures de protection)
  • Tu peux la garder entre 3 et 5 ans

 

Jusqu’à présent je n’utilisais que des serviettes pour mes règles. Bien que guérie du vaginisme, j’ai toujours du mal avec l’insertion des tampons. La culotte menstruelle est une alternative formidable que j’ai testé cette année et qui te permettra de :

  • te sentir à l’aise dans ton corps
  • d’être moins stressé.e par rapport à d’éventuelles fuites
  • d’avoir une protection menstruelle qui est saine pour toi
  • de vivre tes règles de manière sereine
  • Et dans le cas d’un vaginisme, d’être moins stressé.e quant à l’introduction d’une protection interne

 

Si tu m’as lue jusqu’ici, je tiens à te remercier!

 

J’espère que mon témoignage t’a permis de prendre conscience que le vaginisme n’est pas une fatalité et qu’on s’en sort ! ❤

Article rédigé par Monica du blog https://jeguerisduvaginisme.com

 Merci à elle pour son témoignage qui on l’espère aidera beaucoup de personnes ❤️ Pour en savoir plus, voici son compte instagram 

 

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